Saint Denis en France



L'église s'élève sur l'emplacement d'un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de saint Denis martyrisé vers 250.

Outre une crypte carolingienne, vestige de l'édifice consacré par Charlemagne en 775,

la basilique conserve le témoignage de deux bâtiments déterminants pour l'évolution de l'architecture religieuse :

-le chevet de l'abbé Suger (1144), qui constitue un véritable hymne à la lumière, manifeste du nouvel art gothique

-la partie reconstruite, au temps de Saint Louis, dont le transept, d'une ampleur exceptionnelle, était destiné à accueillir les tombeaux royaux.


Au VIIe siècle, la basilique est choisie comme lieu de sépulture par Dagobert et sa famille. Le roi fonde un monastère à sa proximité. Elle devient ainsi un centre mérovingien important dont la reine Bathilde fait un monastère en 650.
En 741, Charles Martel y est inhumé. Saint Denis, en abritant le panthéon de la première dynastie, devient donc le premier sanctuaire carolingien. L'implication progressive des abbés de Saint Denis dans la vie politique atteint son apogée quand Charles-le-Chauve prend lui-même ce titre (867).




Des vitraux exceptionnels


Des célèbres vitraux exécutés pour l'abbatiale de Saint-Denis au XIIe siècle, seuls subsistent quatre baies et quelques fragments dispersés, reconstitués et complétés par l'architecte Viollet-le-Duc au XIXe siècle. Ils sont les premiers en Île-de-France et parmi les plus anciens conservés en Europe.
Suger a prêté aux vitraux une attention toute particulière. Fait exceptionnel à cette époque, un maître verrier était attaché à leur entretien. Les verres bleus, que l'abbé nommait saphirs, sont en réalité composés de bleu de cobalt, métal tout aussi rare et coûteux à cette époque.




La rose Sud est une structure de pierre de plus de 14 mètres de diamètre, qui aurait servi de modèle à celle de Notre-Dame de Paris. Cette roue de lumière montre autour de la figure centrale du Dieu bénissant, des anges, les douze signes du zodiaque représentant la course du soleil et vingt-quatre travaux agricoles réalisés au cours de l'année.




Une nécropole royale


La nécropole royale de Saint-Denis, abrite les tombes de nombreux souverains francs et français, depuis Dagobert Ierjusqu'à Louis XVIII. Cette nécropole se trouve dans la basilique de Saint-Denis.

Si quelques rois mérovingiens puis carolingiens y établirent leur dernier séjour, c'est avec les Robertiens et les Capétiens, que la nécropole royale installée dans l'église de Saint-Denis acquiert son statut définitif de lieu de rassemblement des sépultures royales.

Ainsi, les rois capétiens, à l'exception de Philippe Ier, de Louis VII et Louis XI y reposèrent tous.

Progressivement, la nécropole reçut les sépultures, non seulement des rois et reines, mais aussi des membres de la famille royale, ainsi que de grands serviteurs du royaume que les rois voulaient honorer en les autorisant à reposer auprès d'eux.

 

Voir liste des gisants sur la page suivante.








Restauration des gisants.


Maria Antoinette refait sa toilette.